Dr. Sami Kleib / مؤسس ورئيس تحرير: د.سامي كليب

Blousons noirs et voyous parisiens !

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news room May 19,2021

 

Nadine Sayegh-Paris

Dans ce monde de haine et de violence, Paris n’a pas été épargné. Et l'agression du jeune Yuriy, il y a quelques temps dans le XVe arrondissement de Paris, en témoigne ! Comme lui, bien d’autres en ont été victimes d’affrontements et de sauvagerie entre jeunes, puisque 83 cas ont été recensés en 2020 dans la capitale. Et l’enquête continue !

D’ailleurs la préfecture de police de Paris a mis en place depuis 2010 une cellule de suivi du plan bandes (CSPB) qui s’accompagne depuis 2016 d’un groupe local de traitement de la délinquance, associant police, mairies et services éducatifs sous l’égide du parquet." Comme partout, il y a ce phénomène de bandes, mais ce qui est nouveau, ce sont leurs actes de plus en plus violents" soulève le maire du XVe.

En 1900, des groupes d’adolescents sèment le trouble dans les rues de Paris. Ils ont entre 14 et 20 ans, sont parfois orphelins, échappent à l’école et vivent au jour le jour. Ils viennent de l’Est parisien et se donnent des surnoms en fonction de leur quartier : “les moucherons”, “les saute-aux-pattes de la Glacière”, “les chevaliers du sac”, “les loups de la butte”, et la presse les baptise : « Les Apaches ». Ils représentent cette société qui n’a plus prise sur sa jeunesse. Et cette image évolue sous d’autres visages au cours du XXe siècle, pour accueillir en 1959 « Les Blousons noirs ».

« On ne sait pas quoi faire » racontent ces adolescents « alors on se retrouve et on s'ennuie ensemble »

Ces mêmes jeunes avec le mal du siècle on les retrouve en Angleterre sous le nom de « Teddy boys », en Allemagne de « Halbstarken » et en Suède de « Shunna folke ». Avec leurs manteaux de cuir, leurs cheveux mi-longs gominés et leurs chaînes de vélo, ils se rassemblent au pied des tours dans les quartiers populaires des villes et ses périphéries.

La plupart du temps, les blousons noirs viennent de familles éclatées, appartiennent à la classe ouvrière, et avec les copains, ils inventent leur propre culture, codes et argot.

  Ils ont besoin de se sentir virils », comme les décrivent les policiers « Cela donne la baston, c’est-à-dire le règlement de comptes à mains nues entre hommes, et, de temps en temps, la “frite”, c’est-à-dire la bagarre générale. Bref, la violence. Une violence gratuite, pour passer le temps, par exubérance juvénile, par désir de se montrer brave. Et, s’ils brandissent leur haine des « flics » et de l’ordre bourgeois, ils ne défendent aucune cause. Ils sont incapables de rester seuls. La bande, cette bande fluctuante, c’est ce qui les délivre de leur solitude et les livre dans l’illusion d’une fraternité et d’une famille retrouvée ».

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Nadine Sayegh-Paris

الكاتب:Nadine Sayegh-Paris

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